Toronto’. Trialogue

une exposition de:
SIMON M. BENEDICT et SONIA ROBERTSON

COMMISSAIRE :
GUY SIOUI DURAND
7 septembre – 12 décembre, 2018
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Crédit d’image : Simon M. Benedict
Le Labo, en complicité avec le centre d’artistes YYZ Artists’ Outlet, a le grand plaisir de co-présenter l’exposition « Toronto’. Trialogue » de l’artiste Abénaki Simon M. Benedict, l’artiste Ilnu Sonia Robertson et le commissaire Wendat Guy Sioui Durand.

LIEU : YYZ Artists’ Outlet, #140-401 Richmond St. W, Toronto, ON , M5V 3A8
HORAIRE D’OUVERTURE de YYZ : Mardi à Samedi de 11h – 17h


VERNISSAGE : Vendredi, 7 septembre, 18h – 20h à YYZ
CAUSERIE D’ARTISTES : Samedi, 8 septembre à 11h

avec Simon M. Benedict, Sonia Robertson, D. Taman Bradette, Nelson Eduardo Vasquez

Lors de leur résidence cet été, Bénédict et Robertson ont fait une micro-résidence de collaboration avec deux membres du Labo, Denis Taman Bradette et Eduardo Vasquez. Cette causerie sera l’occasion de parler de leur expérience.

CETTE EXPOSITION EST UNE CO-PRÉSENTATION DU LABO ET LE CENTRE D’ARTISTES YYZ ARTISTS’ OUTLET

EN PARTENARIAT AVEC : imagineNATIVE Film  + Media Arts Festival & Charles Street Video
AVEC LE SOUTIEN DE : CONSEIL DES ARTS DU CANADA + LE COLLECTIFS DES COMMISSAIRES AUTOCHONES


UN MOT DU COMMISSAIRE GUY SIOUI DURAND

Rêvons. Dans la langue Wendat, Toronto’ veut dire « là où les arbres poussent dans l’eau ». En effet, des Grands Lacs et leur chute tonnerre Niagara jusqu’aux îles dans le lac Ontario’, il y a la grande bourgade. Derrière sa forêt de métal et de verre en gratte-ciels, elle est sillonnée par trois importantes rivières (Humber, Don et Rouge). Les castors y sont toujours présents. Ils rappellent l’histoire de la traite des fourrures au cœur des relations entre nos Peuples des maisons longues et les arrivants. Aujourd’hui, ce sont sans conteste les lieux de l’art de Toronto’ qui ressortent. Ils n’ont jamais été si ouverts aux artistes et aux œuvres actuelles des Autochtones.

WENDAT

Kwatra’skhwatha’
Yaronhkha’ kwatatiahk. De’kha’ yändata’ Toronto atehchiendayehtats. Yändata’yeh teyarontayeh ndien’. Khondae’ teyarontayeh teyaronto’. Yaro’ de ontarowänenh, ha’teiontarayeh. Tho on’wahti’ Niagara ayänderondiahk. Kha’ Ontarïio’ iyaen’. Ontarayonh yändatowänenh iyaen’. Ahchienhk iyahndawayeh. Humber, Don chia’ Rouge atiatsih. Khondae’ yahndayowänenh. De’kha’ yahndayowänenh yarhayonh endien’. De yarha’ ohwihsta’ ïohtih chia’ de yarha’ oyahkwe’nda’. Chia’teohtih. De yaronta’ atironhiach. Yahndayowänenh tsou’tayi’ etiawehtih. Yahndayowänenh Tsou’tayi’ yändare’. Tho ïawenhchonnion’ ayoahronkha’. Kwatendotonnionhk. De öne de yändehwa’ ahonwendatenhndinon’. Onhwa’, tho ayorihwahchrondih iyaen’. Tho ayohsohkwahchrondih iyaen’. Hendia’tate’ de hatindarahchrïio’. Hendia’tate’ de aweti’ hatirihiwahchondiahk. Hendia’tate’ de aweti’ honhsohkwahchondiahk. Onyionhwentsayeh ekwatiehst. Onyionhwentisïio’ lyennen’, lyen’ chia’ chih eyenhk.

INNU-AIMUN

Toronto:  e nishtuetshinakan
Puamutau. E innu-aiminanut anite tetshe Wendat mak Senaca ka itakaniht, nanikutini Toronto issishuemakan ume: ¨<Nish mishtikuat nitautshuat nipit> eku ne kuatak essishuemakak ¸<Tamipeku mishtik(u)> e innu-aiminanut, ume…Miam, kamishakamati shakaikana (SMB1), mak Nanimassiu-paushtikua (SMB2),ne Niagara nuash minishtikkut ka takuak anite Ontario shakaikanit, takuan anite utenass. Akutit anite assikuman-minashkuatmak anite mistshetuau kashamatikutshuaputi (SMB3), nisht anite pimukuna mishta shipua(Humber, Don mak Rouge ka ishinikateti). Eshk(u) tauat amishkuat miam tipatshimutau ka atauatshenanut upiuau-shuniau, ka atamakaniht anitshenat ka ussi-takushiniht ute tshitassinat, tshinanu ka uitshiak(u) mishta shapituana, ka tshinuati mitshuapa ka inanut. Kashikat ekuata anite e nukuak eshi-pikutaiak(u), natshi-uapatakanu anite Toronto. Apu nita ut eshk(u) ishpish nukutakan eshi matau-pikutaiak(u), ka ishi- unishinataitsheiak(u), ka ishi-mukutatsheiak(u¨),  tshinanu autochtones ka ishi-uinikuiak(u).

(SMB1) Grands lacs: Kamishakamati Shakaiukana

(SMB2) Nanimassiu-apaushtik(u) Niagara ka ishinikatet

(SMB3) Mitshetuau kashamatikutshuap Gratte-ciel

ABÉNAKI

Abaziak nebik ala kwenakwamal nebik, pazgwen liwizow8gan wji kchi odana msinebesalek magwakik. Megenigan akik wji n8jihob paamiwi azwato wakasenolsizal, let8 mtanaw8gan.


A WORD FROM CURATOR GUY SIOUI DURAND

In a dream. In the Wendat language, Toronto’ means « where the trees grow in the water ». In fact, from the Great Lakes and their thunderous Niagara falls to the islands of Lake Ontario, there is a large village. Behind its forest of metal and glass skyscrapers, it is furrowed by three major rivers (Humber, Don and Rouge). Beavers are still present and they recall the history of the fur trade at the heart of the relations between our peoples of the longhouses and the newcomers. Today, it is without a doubt the art spaces of Toronto’ that stand out. They have never been so open to contemporary Aboriginal artists and their work.



À PROPOS LES ARTISTES ET LE COMMISSAIR
E

SIMON M. BENEDICT

Simon M. Benedict est un artiste de la vidéo, du son, de la performance et de la photo basé à Toronto. Son travail récupère du matériel audiovisuel et des documents d’archives afin d’explorer notre relation à diverses formes de récits fictifs et historiques et leur impact sur notre perception directe de la réalité.

Simon M. Benedict détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Guelph (2016) et un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, à Montréal (2011). Son travail a été présenté dans des expositions au Canada, en Europe et aux États-Unis, dont récemment à Evans Contemporary (2018), VU (Québec, 2018), Dazibao (Montréal, 2018), et NRW-Forum Düsseldorf (2018). Il a participé à des résidences à l’Office Nationale du Film, Artscape Gibraltar Point, Banff Centre, et Centre Skol. Il est récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario, et du Toronto Arts Council.

En savoir plus : http://www.simonmbenedict.com/

SONIA ROBERTSON

Ilnu de Mashteuiatsh, Sonia Robertson a complété un baccalauréat en art interdisciplinaire à l’Université du Québec à Chicoutimi après un Diplôme d’études collégiales en photographie. Elle a également suivi quelques formations complémentaires (Butoh, matières-premières, danse-performance, poésie, etc.). Elle vient de terminer une Maîtrise en art-thérapie à l’ Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Après la musique, la photographie fut son premier moyen d’expression. Chez les autochtones, on interdit la prise d’images durant les cérémonies, car on affirme que la photographie vole l’âme du sujet. C’est ainsi qu’elle utilise l’image. Ses œuvres deviennent la trace matérielle de l’expérience spirituelle vécue avec les sujets, avec l’esprit des lieux. Le désir d’utiliser l’espace, de créer des lieux sacrés, de reconstituer des ambiances, l’a menée vers l’installation. Ensuite, le besoin d’épurer, d’aller à l’essentielle et de se rapprocher des gens, l’on amené à considérer le corps comme matériau, porteur de sens, et ainsi aller également vers la performance/danse et l’esthétique relationnel, en plus de poursuivre l’installation in-situ.

Souvent, ses œuvres n’existent que pour et par les lieux pour lesquels elles sont crées. Elles sont un moment, un instant de présent, parfois marquées par la répétition du geste, lui-même inspiré des femmes artisanes de sa communauté. Empreintes de légèreté et de mouvement, elles deviennent communions/tensions entre; ombres et lumière, le corps et l’esprit, la matière et l’au-delà. Parfois politiques, curatives et/ou participatives, Robertson tente de mener à travers elles une réflexion sur le respect de toutes formes de vie. Les questionnements portent sur les polarités, le changement de perception, les limites de l’espace (lieu), les matériaux (comme immatériaux) et la place des Premières Nations en ce monde.

Son travail fut présenté dans sa communauté, dans diverses régions du Québec, ailleurs au Canada, en France, en Haïti, au Mexique et au Japon.

GUY SIOUI DURAND
Commissaire

Wendat (Huron), Guy Sioui Durand est sociologue (PH.D.), théoricien, commissaire indépendant, critique d’art et conférencier-performeur (Harangue performée). Son regard sur l’art autochtone et l’art actuel met l’accent sur le ré-ensauvagement de nos imaginaires et le renouvellement des relations. Ses livres L’art comme alternative. Réseaux et pratiques d’art parallèle au Québec (1997) et Riopelle Indianité (2003) sont des références. S’y ajoute l’Esprit des Objets (2013) sur l’art autochtone actuel. Il prépare un ouvrage sur Actes Sauvages/Indian’s Acts. L’art performance autochtone. Il a notamment produit et/ou participé aux dossiers « Amérindie » (Esse 2002), « Indiens, Indians, Indios » (Inter 2010) et « Affirmation Autochtone » (Inter 2016). Il a été commissaire des événements Gépèg. Souffles de Résistance (2009) et des expositions La Loi sur les Indiens revisitée (2009), Akakonsah’/Fabuleux Dédoublements (2013), Archives Vivantes (2014) Résistance. Plus Jamais l’Inaction (2014), Miroir d’un Peuple. L’œuvre et l’Héritage de Zacharie Vincent (2016). En septembre 2018, Sioui Durand est commissaire du projet en cours Hommage aux Skywalkers/Ironworkers Mohawks, de l’événement Actes Sauvages / Indian Acts. Le Rassemblement International d’Art Performance Autochtone (RiAPA) à Wendake, 14-15-16 septembre et du projet d’exposition De Tabac, de Sauge et de Foins d’odeurs, Musée d’art de Joliette, hiver 2019. Il enseigne « Initiation à l’art autochtone moderne et contemporain » à l’institution autochtone Kiuna, seule institution postsecondaire entièrement autochtone depuis 2012.

CETTE EXPOSITION EST UNE CO-PRÉSENTATION DU LABO, CENTRE DES ARTS MÉDIATIQUES FRANCOPHONE DE TORONTO ET LE CENTRE D’ARTISTES YYZ ARTISTS’ OUTLET.

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AVEC LE SOUTIEN DE : Conseil des arts du Canada & Collectif des commissaires autochtones.

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EN PARTENARIAT AVEC : Charles Street Video & imagineNATIVE 

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