Exposition du 28 mai au 2 juillet (mer–ven 11h–18h et sam 11h–14h)
Vernissage le jeudi 28 mai à 17h30 (réservez votre billet, gratuit)
Le Labo, Studio 277, 401 Richmond O, Toronto

Préparez-vous à une semaine de création in situ, de rencontres fortuites et d’expérimentation urbaine! Dans le cadre de la fin du cycle La jachère et le début du Micro, l’artiste Jean-Pierre Mot investit le Labo avec une exposition, à mi-chemin entre installation et recherche: objets récupérés, références littéraires et images issus de notre société de consommation.
Travaillant principalement in situ, Mot développe une pratique attentive aux environnements qu’il traverse. Il observe, collecte et assemble. Emballages alimentaires, sacs kraft, slogans imprimés: ces matériaux du quotidien, loin d’être anecdotiques, condensent des logiques de production, de consommation et de diffusion des imaginaires. Mot joue avec.
À partir de recherches menées en 2025 et 2026 à la Cité internationale de la langue française (France) et à Swatch Art Peace Hotel (Shanghai), l’exposition fait dialoguer des univers a priori éloignés, comme l’animation japonaise et l’œuvre d’Alexandre Dumas par exemple. Ces rapprochements font apparaître des récits communs de héros en quête de reconnaissance tout en révélant leurs déformations à travers le temps et les contextes.Au cœur de l’installation, une sculpture cinétique introduit une temporalité minimale mais insistante. Deux images alternent, comme un GIF rudimentaire. Le mouvement, répétitif et sans résolution, donne à voir une forme d’identité en suspension. Puis, en parallèle, un écran présentant The Yabi.Deh Project prolonge cette réflexion dans un environnement numérique. À partir de mots-clés liés aux médiums artistiques comme peinture, sculpture ou photographie, collectés sur différents sites web, le projet cartographie leur présence selon les villes, les pays et les régions. Il fait apparaître des tendances : certains médiums plus visibles à certains endroits, d’autres moins présents, voire absents. Plus qu’un outil, il s’agit d’un dispositif critique qui interroge les conditions mêmes de reconnaissance des pratiques artistiques : où, comment, et pour qui l’art devient-il lisible, légitime ou marginal ?
Exposition du 28 mai au 2 juillet (mer–ven 11h–18h et sam 11h–14h)

Jean-Pierre Mot
« Mon objet de recherche porte sur la réappropriation du regard orientaliste véhiculé par les ethnologues coloniaux. Dans ma démarche artistique, conceptuelle par nature, j’utilise le hasard et les rencontres fortuites comme méthode de création. Il en résulte des installations multimédias composées d’assemblages divers, donnant lieu à une satire et à une sémantique subversive. Celles-ci sont soulignées par des mots, des personnages et des iconographies trouvés sur des emballages mis au rebut, des objets de consommation, des détails architecturaux et des gestes quotidiens, à travers des interventions in situ. J’utilise par ailleurs le marketing, l’alimentation et la technologie de manière onirique pour détourner l’information. Je m’intéresse aux notions de consommation, de production de masse et de représentations médiatiques à travers l’étude du travail, de l’imaginaire colonial, des politiques du corps et des vestiges de l’anthropocène. »

