À partir du 6 octobre 2023

Au studio du Labo

Voilà plusieurs semaines qu’on vous parle  du programme du Cercle, que nous avons commencé à l’automne 2022. Assez parlé à présent, car nous nous mettons au travail, et par nous, j’entends Saïda Ouchaou-Ozarowski qui s’empare du studio du Labo dès le 6 octobre, pour une semaine d’exploration. 



Saïda est cinéaste et journaliste. Elle s’intéresse depuis longtemps à la place des femmes dans notre société, et surtout pour celles qui font partie d’une minorité visible. Aujourd’hui, Saïda décide de pousser un cri : le sien. Ce cri, elle a besoin de s’extérioriser à cause d’une vie trop pleine de ras le bol, de colère, de fatigue, et de joies aussi. C’est beaucoup, surtout pour une femme à la carrière impréssionante,  mère célibataire mais qui est avant tout une femme. 

Saïda va profiter de quelques jours  au calme, loin du tumulte de la vie quotidienne, et dans un espace qu’elle peut choisir de moduler à sa guise, pour pousser ce cri, et le transformer en art via différents médias. 

Suivez les avancées de Saïda sur nos réseaux sociaux. 

Et si vous croyez en ce programme destiné à la création pure, n’oubliez pas de faire un don pour nous aider à financer le Cercle en 2024. 


Saïda Ouchaou-Ozarowski s’est installée à Toronto récemment après 20 années à Vancouver. C’est sur la Côte Ouest qu’elle s’est lancée pleinement dans sa passion du documentaire et de la réalisation. Son premier film, Pluri’Elles, traite des enjeux de l’immigration à travers l’expérience de femmes francophones originaires de pays du Sud, diffusé à Radio-Canada. Puis elle coréalise le documentaire Une langue aux mille visages, le français au Canada (TV5). Sa série webdocumentaire La vie en rose a été sélectionnée par le Fonds TV5. Son exploration de la richesse culturelle et de l’évolution de la société canadienne se retrouve dans Demain, nous parlerons tous chinois. Saïda s’y intéresse à la place du mandarin dans les écoles publiques de Vancouver et son impact sur la dualité linguistique canadienne. Son dernier film, À pleine voix, produit par l’ONF, déboulonne les préjugés communs sur les femmes de cultures musulmanes au Canada. Les mouvements de population, les identités multiples et la condition des femmes sont au cœur du travail de la cinéaste pour qui le vivre ensemble est source de créativité et pour qui liberté rime avec humanité.